Le rachat de crédits dans le train
publié le 9 février 2012 dans la Catégorie: Rachat de crédits
-Excusez moi, madame, mon billet indique cette place.
- Bien sûr, juste une minute, je débarrasse votre siège de mon manteau.
- Merci beaucoup. J’aime bien cette place. On est au calme et pourtant pas très loin de la voiture restaurant.
- Vous prenez souvent le train ?
- Vous plaisantez ? J’y passe ma vie. Je suis divorcé et j’ai une existence un peu compliquée. Mes enfants vivent à Nantes avec leur mère. J’y loue un studio dans lequel je passe deux jours par semaine. Ma compagne, elle, habite à Paris et je donne des cours à Rennes. Mon existence est divisée entre ces trois villes et je passe de l’une à l’autre au moins une fois par semaine.
- Cela doit vous coûter les yeux de la tête.
- Oui. Heureusement, je suis graphiste et je parviens à travailler dans le train. L’école de design pour laquelle je travaille à Rennes prend en charge une partie de mes frais de déplacement. Mais même comme ça, le train et la location de ma chambrette Nantaise constituent mon plus gros budget et mes revenus n’y suffiraient pas sans le rachat de crédits.
- Mais n’est ce pas reculer pour mieux sauter ?
- Pas vraiment car, je l’espère, cette situation infernale ne durera pas toute ma vie. Je traverse depuis deux ans une époque troublée dont j’ai bon espoir qu’elle prenne rapidement fin. Déjà , je pense pouvoir obtenir une mutation de Rennes vers Nantes, ce qui diminuera d’un tiers mes déplacements. Et puis, si les choses se tassent avec mon ancienne épouse, nous trouverons peut être un arrangement plus simple pour la garde alternée des enfants.
- Le rachat de crédits vous aura alors aidé à traverser une période difficile, ce qui est par ailleurs sa vocation fondamentale.
- Tout à fait. Et vous, madame, qu’est ce qui vous fait prendre le train de si bon matin ?
- Le travail ,tout comme vous. Je démarche les PME pour leur proposer une solution de gestion innovante mise au point en Corée. Un outil formidable qui pourrait les aider à fortement réduire leurs frais de comptabilité.
- Et ça se vend bien ?
- Ca devrait finir par fonctionner mais pour l’instant le démarrage est plutôt lent. Et surtout, les clients tardent à peser le pour et le contre et à finaliser leurs ventes. Comme je suis commerciale indépendante, je ne suis payée qu’à la commission.
- Du coup, les frais de transports sont à votre charge ?
- Et oui. Et comme vous je fais appel au rachat de crédits pour m’aider. Si mon intermédiaire en opérations bancaires ne croyait pas à mon produit, les banques, elles, ne m’auraient jamais aidée pour obtenir les premiers financements. Heureusement, j’ai pu démarrer et d’ici deux ou trois mois, mes rétrocommissions me permettront sans difficulté d’éponger mes emprunts. Mais dites moi, monsieur, si nous alliions continuer cette conversation dans la voiture restaurant ?
- Riche idée. J’ai justement envie d’un café et à cette heure ci, nous allons pouvoir apprécier le spectacle de la campagne bretonne. Sous la neige, elle est magnifique.

