Les « Mad Men » et le rachat de crédits
publié le 21 décembre 2011 dans la Catégorie: Rachat de crédits
La série « Mad Men », créée par Matthew Weiner a été accueillie dès les premiers épisodes par un grand succès critique. Son authenticité visuelle et historique, la finesse des caractères psychologiques, la qualité de la photographie et du jeu des acteurs ont recueilli tous les suffrages et ont placé Don Drapper parmi les héros de séries les plus emblématiques de la décennie. L’intrigue prend place dans le milieu des publicitaires new-yorkais et est centrée sur le personnage séduisant et ambigu de Don Drapper, orphelin au passé trouble et qui tente, comme les Etats-Unis de son époque, de réécrire et de refouler sa propre histoire. Mais bien sûr, beaucoup d’autres protagonistes interviennent qui, tous, ont pour moteur le rachat de crédits. Voici, en exclusivité, le dialogue d’une scène oubliée de la première saison des Mad Men :
Peggy Olson : Définitivement, je ne m’en sors pas : ou bien je continue à habiter chez mes parents à plus de deux heures du bureau et je passe toute ma vie dans les transports. Je peux alors dire adieu à mes ambitions professionnelles. Ou bien je me loge à New York mais alors mon salaire ne suffit même pas à payer mon loyer.
Joan Harris : Tu prends toujours tout trop au sérieux ! Pense à autre chose, essaie de t’amuser. Tu n’as qu’à te trouver une colocataire pour partager les frais ! Et puis, surtout, commence par t’habiller autrement : on dirait une paysanne du Kentucky ! Comment veux-tu faire ta place dans cette boite si tu ne joues pas un minimum la séduction ?
Peggy : Mon talent et mon travail me permettront de faire ma place, et rien d’autre ! Il est hors de question que je contracte un crédit consommation juste pour me faire belle et plaire et à ces imbéciles. Mais j’avoue que ton idée de collocation est pas mal et…
Joan : Oups, voilà les patrons. Filons derrière la photocopieuse, ils ne doivent pas nous surprendre.
(Entrent Don Draper et Roger Sterling)
Don Draper : Alors, finalement, ce contrat avec la ville de New York nous aura fait perdre de l’argent…
Roger Sterling : Oui, mais bon, personnellement je n’ai pas de regret. On a bien ri et ton concept de grands panneaux mobiles était époustouflant. On a gagné le concours et c’est le principal. Nos concurrents en ont pris plein la vue.
Don Draper : Mais côté business, c’est la morne plaine. Comment allons nous passer les prochains mois ?
Roger Sterling : Tu te fais trop de soucis. On va faire comme d’habitude et on va contacter l’intermédiaire en opérations bancaires. D’ici la fin de l’été, Lucky Strike nous aura payé ce qu’il nous doit et les affaires rebondiront. Allez, passe dans mon bureau, c’est l’heure de mon premier whisky matinal.
(Ils sortent. Les deux secrétaires quittent leur cachette)
Joan : Finalement, ni les préoccupations des chefs, ni leurs méthodes ne différent beaucoup des nôtres.

