Napoléon et le regroupement de credits
publié le 12 janvier 2012 dans la Catégorie: Rachat de crédits
Destructeur et bâtisseur, révolutionnaire et tyran, militaire de génie vaincu par sa propre mégalomanie, promulgateur du Code civil… le bilan de Napoléon Bonaparte est immense et contrasté et, près de deux siècles après sa chute, prête encore aux plus vives polémiques. Une seule chose est évidente : l’empereur Corse n’aurait jamais pu réaliser le dixième de son œuvre sans le rachat de credit. Le visage du dix-neuvième siècle français en aurait été changé !
D’abord, l’empire, c’est avant tout la guerre : l’armée de Napoléon, les célèbres grognards, sillonnent l’Europe de l’Espagne à la Russie. Les victoires de l’empereur lui permettent de briser successivement toutes les coalitions qu’on lui oppose et à son apogée, l’empire français gouverne la quasi-totalité de l’Europe continentale. Or, qui dit armée, dit militaires et qui dit militaires dit soldes. Se souvient-on que Bonaparte fut un des principaux promoteurs du rachat de crédits fonctionnaires ? Celui-ci permettait à ses soldats, entre deux campagnes, de penser à leur avenir et à celui de leurs enfants en restructurant leurs emprunts et en étalant leurs remboursements sur plusieurs années. Heureusement, car à partir de 1812, les défaites succèdent aux victoires et l’empire s’effondre à la suite de la désastreuse campagne de Russie.
Mais Napoléon, c’est aussi une politique de grands travaux : les ponts sur la Seine, l’Arc de Triomphe, la place Bellecour de Lyon… autant de chantier colossaux pour l’époque et qui demandèrent d’immenses investissements dont nous recueillons aujourd’hui encore les bénéfices. Sans le rachat de crédits travaux, ces immenses réalisations n’auraient pas pu voir le jour. Car du fait du blocus continental mis en place par l’Angleterre, la crise financière a été aussi violente que la crise militaire et rapidement l’empire s’est trouvé à cours de liquidités. C’est alors que sont intervenus les intermédiaires en opérations bancaires qui permirent au gouvernement de mener à bien ses fastueux projets.
A l’ombre des grands hommes oeuvrent de discrets mais efficients personnages qui n’attirent à eux ni la célébrité ni les honneurs. Et cependant, s’ils n’étaient pas là , rien ne serait possible et les glorieuses épopées resteraient lettres mortes. Le courtier en opérations bancaires fait partie de ceux là . Dieu Merci, Honoré de Balzac saura lui rendre honneur dans les années suivant la chute de l’empire…

